Ons onderzoek

Mieux comprendre, c’est aussi accroître les capacités d’action et donc la force d’impact pour promouvoir le changement. L’objectif poursuivi par nos activités de recherche est de soutenir l’effort de réflexivité des travailleurs sociaux et des acteurs politiques afin, dans l’action, d’améliorer les services aux personnes qui nécessitent aide et accompagnement ainsi que de lutter plus efficacement contre les causes de la pauvreté.

Outre les recherches qualitatives que nous menons, nous interprétons annuellement les données quantitatives recueillies par les centres membres de la FdSS-FdSSB.

RECHERCHES EN COURS

Depuis 2016 : Les enjeux éthiques dans le travail social

Enjeux éthiques dans le champ de l’intervention sociale : quelles préoccupations, analyses et stratégies des intervenant(e)s ?

Recherche internationale collaborative coordonnée par l’AIFRIS (Association Internationale pour la Formation, la Recherche et l’Intervention Sociale)

La recherche « Enjeux éthiques dans le champ de l’intervention sociale : quelles préoccupations, analyses et stratégies des intervenant(e)s ? » est coordonnée par l’Association Internationale pour la Formation, la Recherche et l’Intervention Sociale (AIFRIS) et se déroule dans quatre pays francophone (France, Suisse, Canada et Belgique). Son but est d’identifier les points communs ou au contraire les aspects spécifiques des enjeux, préoccupations et problèmes éthiques qui se posent aux intervenants sociaux dans ces différents contextes nationaux.

Le groupe thématique « éthique » de l’AIFRIS définit les concepts clefs de sa problématique comme ceci :

« Par préoccupation éthique, nous entendons un trouble, un malaise qui peut concerner une situation particulière, un mode de fonctionnement habituel (dans une pratique, en lien avec une politique, avec certaines logiques d’intervention, etc.), une décision à prendre, et qui met en jeu des valeurs, des questions de sens. Par problème éthique, nous entendons un conflit de valeurs entre différentes manières de mener une intervention sociale, ou, plus largement, une absence de solution évidente face à un problème engageant des conséquences importantes pour soi, pour autrui, et/ou pour une collectivité. Cela peut concerner plus spécifiquement un conflit entre normes organisationnelles /institutionnelles /professionnelles /déontologiques, ou entre normes et valeurs, entre principes et conséquences, entre valeurs et intérêts en jeu ; une tension entre généralité  d’un principe et singularité d’une situation ; ou encore un manque de repères normatifs pour résoudre un problème inédit, une absence de réponse institutionnelle par rapport à une situation spécifique ou à des besoins récurrents, etc. » (AIFRIS – Groupe thématique Ethique, « L’éthique en action dans le travail social : une recherche collaborative comparée », Présentation du projet pour les partenaires, 20 novembre 2015, p.2 et 3.)

Démarche méthodologique

Une approche méthodologique commune – s’inspirant de « la méthode d’analyse en groupe [MAG]*» librement adaptée à d’éventuelles contraintes locales – est utilisée pour recueillir la parole et l’expertise de travailleurs sociaux au contact de différentes problématiques et/ou publics dans chacun de ces pays. Les groupes de professionnels constitués pour contribuer à ce travail sont nommés Groupes Locaux Ethiques (GLE).

La MAG, conçue par Van Campenhoudt et al. (2005) consiste à partir de témoignages concrets apportés par les participants (des « récits » directement issus de leurs réalités de travail et révélateurs d’une problématique particulière), pour construire une analyse collective à travers l’organisation des multiples interprétations qu’ils produisent et ainsi, d’accroître la compréhension des difficultés qu’ils rencontrent dans leur profession et de mieux en saisir les enjeux.

*Pour une présentation détaillée mais sommes toutes plus synthétique de cette méthode, voir : Van Campenhoudt L., Franssen A. et Cantelli F., 2009

Contribution de la FdSS : « éthique, travail social et santé mentale »

Dans un premier temps, la contribution de la FdSS se situe plus particulièrement dans l’axe croisant travail social, enjeux éthiques et santé mentale. Une session d’intervision (deux matinées) a été organisée autour de ce thème par sa cellule recherch’action dans un double objectif :

  • Dans une perspective de production de connaissances : Apporter une contribution belge à cette recherche internationale collaborative
  • Dans une logique « d’intervision » : Proposer aux assistants sociaux participants des moments de partage d’expériences entre professionnels, de prise de recul et de construction d’analyses collectives, qui leur permettent d’accroître leur compréhension des difficultés rencontrées lorsque des problèmes de santé mentale s’introduisent dans leur réalité de travail.

Rapport issu de cette recherche : Serré A. et Ayadi A., « Le travail social au contact de personnes souffrant de problématiques de santé mentale », Rapport d’intervision, FdSS, septembre 2017. Disponible sur demande.

2016-2018 : Solidarité en primeur(s) (Solenprim)

« Solidarité en primeur(s) » (Solenprim) – Vers de nouveaux rapprochements entre le secteur de l’aide alimentaire et les systèmes d’alimentation durable à Bruxelles

[2016-2018]

Financée par Innoviris (l’Institut bruxellois pour la recherche et l’innovation), la recherche-action participative « Solidarité en primeur(s) », dite Solenprim, a débuté en janvier 2016 pour une durée de trois ans. Elle se fixe l’objectif général de formaliser de nouveaux rapprochements entre le secteur de l’aide alimentaire et les systèmes d’alimentation durable à Bruxelles.

Menée suivant un principe de « co-création », elle rassemble différents partenaires : La FdSS (qui coordonne le projet au travers l’implication de sa Cellule recherch’action et de la Concertation Aide alimentaire), le Centre Social Protestant (CSP), La Porte Verte / Snijboontje et Snijboontje bis, l’épicerie sociale du CPAS d’Ixelles, l’épicerie sociale du CPAS de Berchem Sainte-Agathe et la plateforme d’achats solidaire Soli-Food.

Le projet et les objectifs visés

Le projet Solenprim s’est élaboré autour des objectifs opérationnels suivants : créer, développer et évaluer des dispositifs ou initiatives pilotes permettant aux publics les plus précaires d’accéder durablement à une alimentation de qualité, saine, diversifiée, et d’être connectés à des systèmes alimentaires alternatifs qui promeuvent de nouvelles formes de solidarités, de coopérations et d’échanges. Il s’agit aussi d’élaborer des dispositifs qui permettent aux organismes d’aide alimentaire  de s’associer davantage à cette transition vers des systèmes d’alimentation durable.

Enjeux de connaissance et question de recherche

La question de recherche principale est la suivante : En quoi et comment des dispositifs innovants, associant le secteur de l’aide alimentaire à la transition vers un système alimentaire durable, sont-ils susceptibles d’accroître durablement la liberté de choix et le champ des usages alimentaires des publics défavorisés ? 

Cette question principale s’articule en trois types de questions connexes :

  • Des questions opérationnelles et stratégiques directement liées aux objectifs généraux visés par les partenaires du projet, comme par exemple : Comment connecter durablement les publics précaires à ces systèmes d’alimentation durable ?
  • Des questions de recherche proprement dites, relatives aux réalités des bénéficiaires de l’aide alimentaire, aux réalités du secteur ou encore au suivi, à l’analyse et à l’évaluation des dispositifs innovants qui seront co-créés par les partenaires, etc.
  • Des questions de « méta-recherche », centrées sur le suivi et l’analyse du processus de co-création lui-même et de ses enjeux.

Calendrier de travail

Dans l’esprit de la co-création, c’est avec les bénéficiaires de l’aide alimentaire et les travailleurs salariés et volontaires du secteur, que :

  • Dans un premier temps (« les racines des difficultés »), nous diagnostiquerons le poids des contraintes qui réduisent les capacités d’accès à une alimentation variée et les possibilités d’usages variés des aliments.
    Outils : méthode Ishikawa, diagnostics locaux, transversaux, croisés et « world-smoothies ».
  • Dans un second temps (« des branches aux solutions »), de façon prospective, nous imaginerons différents dispositifs à privilégier pour réduire le poids de ces contraintes, accroître les possibilités de choix alimentaires des personnes défavorisées et promouvoir des usages différenciés des fruits et légumes. Ce travail prospectif sera mené avec l’appui d’acteurs périphériques susceptibles d’apporter un soutien utile (associations agricoles, Mabru, etc.).
    Outils : méthode d’extrapolation rétrospective et travail en « charrettes ».
  • Dans un troisième temps (« la récolte »), nous implémenterons ces dispositifs pilotes au sein des associations partenaires et nous évaluerons leurs limites et leurs bénéfices respectifs avec les acteurs concernés.
    Outils : méthode de suivi et évaluation participatifs (SEP) et méthode d’analyse en groupe (MAG).
  • Transversalement, les aides alimentaires étant généralement octroyées pour une durée limitée, nous nous intéresserons aussi au caractère durable des dynamiques et changements initiés à travers le suivi de cohortes de bénéficiaires.

Liens :

Présentation PowerPoint du projet Solenprim

Site internet de présentation de l’ensemble des projets soutenus par Innoviris dans le cadre de « l’action Co-Create » de la Région Bruxelles Capitale : www.cocreate-bruxsel.be.

Recherches récentes

2014-2015 : L’aide alimentaire aujourd’hui, le droit à l’alimentation demain

Débutée en septembre 2014, la recherche « L’aide alimentaire aujourd’hui, le droit à l’alimentation demain » vise l’actualisation des données d’une précédente étude menée par la FdSS[1] sur l’aide alimentaire à Bruxelles. Cette dernière avait permis de dresser un état des lieux du secteur, essentiellement, au départ du point de vue des acteurs de terrain ; cette nouvelle recherche s’est centrée davantage sur le regard des bénéficiaires.

Fruit d’une collaboration entre les cellules Aide alimentaire et Recherch’action de la FdSS, cette recherche répond à plusieurs objectifs, déclinés en différentes phases :

Dresser un état des lieux actualisé et affiné de l’aide alimentaire à Bruxelles

Début 2015, la cellule aide alimentaire a recueilli, auprès des organismes d’aide alimentaire, des informations factuelles (localisation, horaire, nombre de personnes aidées,…) qui :

  • d’une part, constituent une cartographie interactive destinée à faciliter les dons adressés aux organisations d’aide alimentaire. Sur celle-ci,  les organismes (publics et associatifs) d’aide alimentaire sont localisés: en cliquant sur un organisme, une fiche apparaît, reprenant en synthèse des informations utiles pour les donataires potentiels (véhicule disponible, besoins en denrée, jours d’ouverture,…).
  • d’autre part, fournissentt des données quantitatives sur les moyens logistiques, les publics et les associations du secteur de l’aide alimentaire à Bruxelles : ces données viendront directement alimenter le rapport présentant les résultats de la recherche en cours.

Accroitre les connaissances disponibles sur les bénéficiaires des services d’aide alimentaire

De mars à mai 2015, les chercheurs sont allés à la rencontre des bénéficiaires au sein de six organisations d’aide alimentaire (colis, épiceries sociales, restaurants sociaux). En tout, 32 témoignages d’usagers ont été recueillis.

L’analyse des entretiens réalisés a permis de questionner, entre autres, leur parcours, le rapport qu’ils entretiennent au dispositif d’aide alimentaire, aux professionnels, aux autres usagers, ou encore, la manière dont ils appréhendent la fin de l’aide alimentaire.

 Engager une réflexion collective entre les acteurs du secteur

A l’occasion d’un premier groupe de travail, organisé le 15 janvier 2015, la Cellule Recherch’action de la FdSS s’est réunie avec six professionnels du secteur. Cette rencontre a permis de préparer la phase des entretiens qualitatifs de la recherche, en tenant compte de l’expertise et des préoccupations des acteurs de terrain.

En juin 2015, les chercheurs ont organisé et animé quatre autres séances de groupe de travail avec des travailleurs et bénévoles du secteur de l’aide alimentaire et des représentants de CPAS, afin de poursuivre la production d’analyses collectives.

Les enseignements de cette recherche ont été publiés sous plusieurs formes : un rapport de recherche (consultable sur demande);  Un numéro des Cahiers de la Recherch’action ; un article paru dans le N° 75 de la revue Santé conjuguée.



[1] La recherche-action sur les réalités de l’aide alimentaire à Bruxelles, menée par la FdSS-FdSSB entre mars 2007 et février 2009, a fait l’objet d’une publication en février 2010 : HUBERT, H.-O., NIEUWENHUYS, C., 2010, L’aide alimentaire, au cœur des inégalités Logiques sociales, L’Harmattan, 180 p.

2013-2015 : Regards croisés usagers et travailleurs sociaux

La recherche intitulée Regards croisés: usagers et travailleurs sociaux a débuté en mars 2013. Cette recherche a été financée par l’«Association des Fonds Sociaux Fédéraux et Bicommunautaires (FE.BI)» pour une durée de deux ans. Des financements complémentaires ont, par ailleurs, été attribués par les cabinets des Affaires Sociales COCOF, COCOM et wallon.

 

Première partie : regards d’usagers

Les années 2013 et 2014 ont été consacrées au recueil de la parole des usagers afin d’analyser leurs perceptions du travail social en général et, plus spécifiquement, la façon dont ils vivent l’accueil et les services qui leur sont offerts par les centres membres de la FdSS-FdSSB. 107 entretiens ont été réalisés dans 23 salles d’attentes de services sociaux associatifs bruxellois et wallons, mettant au jour la diversité des regards et des expériences vécues.

 L’équipe de recherche a présenté une première série d’analyses à l’occasion de la journée de « Zoom sur l’action sociale », le 17 février 2014. En parallèle, la cellule recherche, Cécile Hupin, Guillaume Istace et le CBCS ont inauguré l’espace scénographique « Paroles d’usagers » : cette création offre une entrée plus artistique, traduisant autrement l’intimité des usagers, leur parcours et leur rapport aux services sociaux.

Deuxième partie: retour vers les professionnels (en cours)

D’octobre 2014 à avril 2015, nous avons organisé des groupe de travail au sein de chaque centre ayant participé à la recherche. Fondé sur une démarche de co-construction de savoirs entre praticiens et chercheurs, le dispositif d’animation proposait d’associer les travailleurs sociaux à l’analyse des données récoltées, sur base de leur point de vue particulier de professionnel, d’une part, et du contexte spécifique de leur centre, d’autre part.

La diffusion des résultats de la recherche

Les cinq premiers volumes de la revue “Les Cahiers de la Recherch’action” se consacrent à la diffusion des résultats de cette recherche. Privilégiant un contenu synthétique, accessible et mobilisable par différents types d’acteurs (les professionnels de terrain, les décideurs politiques,…), chaque numéro de cette série approfondit une thématique spécifique, à la croisée des analyses produites par les professionnels et des perceptions des usagers des services.

 

2012-2015 : Accès à l’énergie aux secteurs de l’aide sociale en Région de Bruxelles-Capitale

Etude des conditions de possibilité d’extension d’une réponse associative à la question de l’accès à l’énergie aux secteurs de l’aide sociale en Région de Bruxelles-Capitale

Depuis 2009, « le service énergie (SE) de la FdSS-FdSSB a été testé, adapté et amélioré afin de proposer une méthodologie et une expertise efficace dans le domaine de la guidance sociale énergétique.»1

Plus de trois années d’expérience, la satisfaction des ménages suivis des Accompagnateurs Energie qui réalisent ce suivi et des services sociaux partenaires, confirment l’intérêt et la pertinence de l’offre. Aujourd’hui, il convient de penser son avenir et son développement.

Actuellement porté par 4 ETP de terrain et 1,5 ETP de coordination, et en partenariat avec deux uniques secteurs de l’aide sociale (les CASG et les CAP), le SE ne peut inévitablement répondre qu’à un nombre limité de demandes. Or, le potentiel dans ces deux secteurs, mais aussi dans d’autres secteurs qui proposent un accompagnement social de première ligne, est probablement important.

« Bruxelles Environnement souhaite à présent implanter plus largement ce projet afin de répondre aux demandes pouvant émaner d’autres secteurs sociaux associatifs. »2 Si ces secteurs peuvent proposer une réponse à la fois efficace et pertinente à des problèmes d’accès à l’énergie, en complémentarité avec les acteurs déjà présents, c’est un champ qu’il vaut la peine d’investir.

« Grâce à son expérience et à sa bonne connaissance institutionnelle, la FdSS, en tant que fédération d’associations siégeant dans plusieurs conseils consultatifs, propose une investigation des besoins spécifiques des secteurs et des meilleures manières, en tenant compte des caractéristiques de chaque secteur, de proposer à leurs bénéficiaires un service en matière d’énergie. Cette investigation et la construction de pistes, étant donné le nombre de secteurs potentiellement concernés à Bruxelles, est un travail de recherche à part entière. »3

A cet effet, un projet de recherche a été présenté par la cellule énergie de la FdSS à l’IBGE et au Cabinet de la Ministre de l’Energie. Depuis le 1er novembre 2012, et ce pour une durée de trois années, un chercheur de la FdSS est chargé de l’étude des conditions de possibilité d’extension du SE.

Dès la proposition de la FdSS d’étendre le service énergie à d’autres secteurs de l’aide sociale à Bruxelles, la volonté était claire. Cette extension n’aura de raison d’être qu’à la condition d’être développée au travers de partenariats et/ou de collaborations avec les acteurs déjà présents en matière d’accès à l’énergie en Région de Bruxelles-Capitale.

Au travers de la recherche, nous tenterons de comprendre en quoi l’offre du service énergie se distingue, s’imbrique et se veut complémentaire des missions en matière d’accès à l’énergie des CPAS et des (futures) Maisons de l’Energie Huis.


1 Institut Bruxellois pour la Gestion de l’Environnement (IBGE), Appel d’offres général E12-345, cahier de charges concernant la mise en œuvre d’un service d’accompagnement social en matière d’énergie par des travailleurs sociaux en Région de Bruxelles-Capitale, 27/04/2012.

2Idem.

3 Fédération des services sociaux – Fédération des services sociaux bicommunautaires (FdSS-FdSSB), Soumission – Offre de services en réponse à l’appel d’offres Appel d’offres général E12-345, cahier de charges concernant la mise en œuvre d’un service d’accompagnement social en matière d’énergie par des travailleurs sociaux en Région de Bruxelles-Capitale (Document interne).

 

2012 : Possibilités intégrantes et activantes de l’aide alimentaire

Recherche-action concernant les possibilités intégrantes et activantes de l’aide alimentaire en y associant ses bénéficiaires d’une manière active

Ce rapport est le résultat d’une étude visant à mettre en lumière les possibilités d’intégration et d’activation de l’aide alimentaire par l’implication active des usagers.
En effet, l’aide alimentaire est toujours nécessaire en Belgique dans la lutte contre la précarité.

Cette étude offre une connaissance d’un secteur jusque-là assez méconnu du grand public et des médias. Elle tente d’identifier les limites et les effets positifs d’une participation des bénéficiaires de l’aide alimentaire. Les trois objectifs principaux de cette enquête sont :

  • D’offrir un aperçu du secteur de l’aide alimentaire et de son fonctionnement participatif;
  • De présenter une série de pratiques participatives innovantes dans les trois Régions du pays;
  • De proposer une analyse des obstacles, conditions et effets d’une aide alimentaire axée sur l’émancipation et de la capacitation.

Cette étude a donné lieu à une publication en mai 2012.

 

2010-2012 – : Participation des usagers dans le secteur de l’aide alimentaire

Les initiatives qui encouragent une participation des bénéficiaires de l’aide alimentaire sont minoritaires (participation au niveau manutention, distribution, ateliers ou activités collectives, formations…). Pourtant, la participation des usagers est sans nul doute une perspective à explorer si l’on veut que l’aide alimentaire contribue davantage à l’émancipation des usagers, d’une part, et conforte la promotion du droit à une alimentation adéquate et durable, d’autre part. Cependant, elle n’en reste pas moins difficile à concrétiser. Cette étude aborde cette question au travers de projets-pilotes de participation dans des associations d’aide alimentaire.

Cette étude a donné lieu à une publication en janvier 2012.

 

2010 : Etude exploratoire et structuration d’un Réseau d’Epiceries Sociales (REpiS)

Globalement, le secteur de l’aide alimentaire est actuellement très éclaté. Les épiceries sociales sont des projets compliqués à pérenniser, pour des raisons diverses : difficultés d’approvisionnement, de gestion de stocks, de viabilité financière, de personnel… Face à ce constat, l’objectif de cette étude était de chercher à rassembler les épiceries sociales pour :

  • favoriser l’échange des informations et des bonnes pratiques
  • améliorer la logistique et le financement
  • soutenir la création de nouveaux projets d’épiceries sociales ou de projets d’économie sociale au sein d’épiceries sociales existantes.

Cette étude a donné lieu à une publication en novembre 2010.

 

2007 – 2008 : L’aide alimentaire, au cœur des inégalités

Recherche-action sur les réalités de l’aide alimentaire à Bruxelles

Etat des lieux des centres de distribution de colis, des restaurants sociaux et des épiceries sociales. Qui sont-ils, comment fonctionnent-ils, dans quel cadre professionnel, avec quels travailleurs, quel travail social, où trouvent-ils les denrées, qui sont les bénéficiaires de ces centres… autant de questions auxquelles cette étude tente de répondre.

Cette recherche a donné lieu à l’édition d’un livre chez l’Harmattan dont les références sont disponibles dans la rubrique publications de ce site.

2006 : Les assises de l’ambulatoire

D’un long processus de concertation inter-sectorielle est issue une recherche-action sur le théme de l’évaluation qualitative. Proposant une réflexion collective et structurée à une douzaine de secteurs de l’action sociale et de la santé, cette démarche a mis en évidence l’intérêt d’une méthode de concertation systématique, associant tous les acteurs de l’évaluation à la définition des objectifs poursuivis et des critères retenus pour la mener à bien.

Cette étude a été publiée dans la revue BIS (Bruxelles Informations Sociales), n°156. Le BIS est téléchargeable depuis le site du CBCS, éditeur.