Alors que le nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire est à son plus haut niveau historique en Belgique, la pression s’accroit sur les organisations de terrain. Saturation, manque de moyens matériels, financiers et humains, hausse de la demande : la FdSS a voulu prendre le pouls du secteur afin d’évaluer les premiers effets des mesures d’exclusion des droits sociaux votées par le gouvernement fédéral.
L’enquête met au jour les résultats suivants :
Hausse de la demande d’aide alimentaire : 73% des services observent une hausse début 2026 tandis que seuls 4% observent une baisse
Multiplication des chômeurs, des exclus du chômage et des travailleurs pauvres dans les bénéficiaires
Présence importante de personnes seules, femmes, personnes âgées, migrants et sans papiers, bénéficiaires du RIS.
Degré de saturation en hausse : de plus en plus d’organisations sont confrontées à des dysfonctionnements, des pénuries, des choix difficiles comme la diminution de l’aide offerte par bénéficiaire
Les organisations sont de moins en moins bien approvisionnées et reçoivent moins de produits à redistribuer.
L’enquête se base sur les réponses provenant de 120 services d’aide alimentaire actifs à Bruxelles et en Wallonie, soit approximativement 20% de toutes les organisations. Les organisations participantes ont été appelées à se prononcer sur les dernières évolutions observées entre le premier trimestre de 2026 et la situation en 2025. Plus globalement, l’enquête met au jour la difficulté croissante des acteurs de l’aide alimentaire à remplir leur mission qui relève de la charité. Les dernières tendances actualisées dans cette enquête révèlent les conséquences de la fissuration croissante du tissu de sécurité sociale.